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   Les microdrives  IBM

Photographie numérique

  Casio QV 3000

Introduction
Les critères de jugement
Photo numérique ou argentique numérisée ?
L'intérêt du numérique
Les inconvénients du numérique
Numérique et voile?
Briser la limite mémoire
Un aparté : Le format stupide APS
Le flash farceur
Tirage des photos
Conclusion rapide
Liens numériques

Maj : 15/06/19

Abstract :
The state of the art in digital photography, a point of actual situation and perspectives of evolution in next years. The position in front of the old silver process. The interest on a ship and when travelling. Pros and cons of the two worlds. Revolution of memories.
These units are called digicam or digital camera.
Devices become obsolete one year after introduction.

Résumé :
L'état de l'art dans la photographie numérique, un point de la situation actuelle et les perspectives d'évolution dans les années futures. La position en face de l'ancien procédé argentique. L'intérêt sur un bateau et en voyage. Le pour et le contre des deux mondes. La révolution des mémoires.
Ces matériels sont dénommés appareils photos numériques ou photoscopes.
Les matériels sont périmés un an après leur introduction.


Introduction

J'évite de citer des types d'appareils, car ils durent tellement peu de temps sur le marché que la page ne peut plus rester d'actualité sans des mises à jour très fréquentes. Je ne conserve que les grandes lignes qui sont des paragraphes de fond et restent stables.
Je renvoie par les liens aux grands sites de tests qui analysent dans le détail avec des protocoles rigoureux tous les nouveaux matériels. Cette page aborde la compréhension générale des critères de choix en photo numérique.

Première comparaison rapide entre numérique et argentique

Je vais aborder ce sujet sous un angle original. Je vous invite, pour une approche avec un œil de photographe, à consulter les revues spécialisées en technique photo, et pour l'exploitation a posteriori des clichés (les clichés bruts <raw> se développent comme pour l'argentique !).

L'argentique, apogée et mort

En 2000, la photo argentique était à son apogée, après 150 ans d'améliorations constantes. Les films avaient atteint une qualité extraordinaire, les reflex argentiques et leurs objectifs sont proches de la perfection. Seules quelques fonctions électroniques mineures pouvaient encore être ajoutées, mais ce ne sont que des gadgets.
L'argentique analogique roi en 2000 a totalement disparu en quelques années et ne conservera que de rares niches très spécialisées en haut de gamme pour des applications techniques ou d’art.
Kodak était l'acteur majeur de l'argentique et dominait le secteur, mais faute d'avoir su prendre le virage du numérique, il a incroyablement disparu bien plus vite que les dinosaures.

Le numérique maintenant

En 2000, la photo numérique était encore en retrait, mais en progression très rapide pour le grand public, la technologie explosait !
Pour un oeil de photographe exercé il y avait encore une perte de qualité sensible en agrandissement poussé entre le numérique, dont la profondeur (nombre de nuances) actuelle était encore trop faible en comparaison avec un argentique 35 mm, mais le fossé s’est comblé rapidement.

Pour des usages courants et amateurs, le croisement entre le tout jeune numérique en progression fulgurante et le vieil argentique en déclin a eu lieu en 2003.

Pour des photographes exigeants, le croisement s’est effectué en 2006 avec l’arrivée de grands capteurs reflex 8/10 MegaPixels dotés d’une meilleure profondeur et d’un bruit réduit.

De nos jours, le numérique a tout écrasé, les progrès ont été stupéfiants, mais nous sommes maintenant en phase plateau, les améliorations continuent mais de plus en plus faiblement, les matériels tendent asymptotiquement vers la perfection et en sont très proches.
Aucune révolution n’est en vue, si l’on excepte le déploiement de l’intelligence artificielle capable de corriger les erreurs du photographe occasionnel et faire des merveilles inattendues en jonglant avec les données.

Les effets pervers du numérique

Les formats des supports de mémoires sont très instables, la durée de vie des CD ou DVD gravés est incertaine, dans 10 ans aucun ordinateur ne saura plus lire ces formats antiques abandonnés depuis plusieurs générations de nouveaux matériels.
La seule solution est d'organiser ses albums, en archivant périodiquement sur le support du moment. Il faut faire plusieurs copies, les archives étant rangées en des lieux différents. En 2000, vous graviez sur des CD, en 2003 en DVD, maintenant sur des disques USB, ultérieurement (peut-être) en hologrammes sur de petits supports.
Il faut sauver au moins trois copies totalement indépendantes de vos photos, à renouveler toutes les quelques années en s’adaptant au format du moment.

La bonne stratégie est de sauver les photos importantes en RAW et JPEG simultanément et d'archiver des copies séparées de chaque format.

Il faut faire attention au RAW qui est un format propriétaire propre à chaque marque contenant des métadonnées que les logiciels généralistes ne savent pas lire.
Adobe essaye d'imposer un format universel le DNG, mais il perd une partie de l'information propriétaire.
Les plus prudents convertissent leurs RAW en DNG et archivent trois versions de chaque image, RAW, DNG et jpg en multipliant les supports.

Il faut impérativement conserver les RAW de ses photos importantes, car si l'on veut refaire un jour un tirage de qualité d'un vieux cliché, seule la manipulation du RAW par des outils toujours plus puissants, permettra d'en tirer le meilleur. Le jpg donne un résultat instantané et suffit pour la majorité de ses clichés.

Pensez aussi à archiver vos vieilles photos et diapos qui s'altèrent.

Attention, la durée de vie des supports gravés actuels est inférieure à 10 ans !

Le volume de données augmente tellement vite qu’il faut sans arrêt passer sur de nouveaux supports toujours de plus grande capacité pour des prix décroissants.
N’oublions pas que nous avons commencé par sauver nos données sur cassettes (quelques kilo octets), puis sur disquettes de quelques centaines de kilo octets, puis centaines de méga octets sur CD, quelques giga octets sur DVD et maintenant nous parlons de tera octets, c’est une progression explosive dont la rapidité n’a pas d’équivalent ailleurs.

 

Si j'avais un Stradivarius, je serais virtuose…

Cette antienne n’est qu’une illusion pour naïfs, si vous achetez, le kit de peinture " garanti strictement identique à celui de M. Léonard de Vinci ", il est peu probable que votre " Super Joconde " remplacera bientôt la vieille au Louvre. Le matériel ne fait rien à l'affaire, un bon photographe fera des merveilles artistiques sinon techniques avec le plus médiocre des jetables.
Ne pensez pas que la qualité médiocre de votre appareil soit la cause de vos photos médiocres.

Brownie-flash

Numérique récent haut de gamme

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Les critères de jugement

Les grandes familles

Les appareils numériques sont classés en grandes catégories.

 


Les petits appareils d’entrée de gamme, pour lesquels l’encombrement et le prix priment sur la qualité d’image. Ce sont les remplaçants modernes des anciens Instamatics, suffisants pour la photo familiale floue et mal cadrée, ils satisfont plus de 80 % des utilisateurs. Ces appareils minuscules ont de très petits objectifs et de très petits capteurs bruyants, mais le public visé n’est pas difficile.
Ces appareils n’ont pas survécu longtemps car les téléphones portables ont explosé incluant des modules photographiques qui ont vite dépassé en qualité ces petits matériels qui ont perdu tout intérêt.
Le nombre de pixels annoncé ne veut évidemment rien dire, les chiffres des publicités dépassent largement les possibilités physiques des optiques et capteurs, nous retrouvons l’équivalent des watts délirants en pseudo Hi-Fi.
Il faut toutefois reconnaître que les progrès sont fulgurants, les qualités des capteurs et des optiques ont considérablement progressées.
Les premiers petits appareils du début étaient lamentables, mais j'ai été très impressionné en 2010 par la qualité de l'appareil photo et vidéo de mon Iphone 4, qui donnait avec une bonne lumière des images étonnantes pour de si petit capteur et objectif !
Les entrées de gamme des débuts n’ont pas survécu, mais tous les constructeurs proposent de petits appareils pouvant atteindre quelques centaines d’Euros, aux excellentes performances pour ceux qui veulent rester indépendants de leur smartphone, avec de meilleures optiques.

Les appareils actuels sont encore bien meilleurs, mais la limitation viendra toujours de l’objectif très petit dans lequel rentrent peu de photons. Avec une bonne lumière, une photo peut être acceptable, mais il ne faudra rien espérer en intérieur peu éclairé.
Les Smartphones devenus omniprésents ont fait rapidement disparaître cette catégorie d’entrée de gamme inutile et dépassée, citée seulement pour les futurs archéologues.

Attention toutefois !
Un Smartphone est un formidable carnet de notes, toujours disponible dans la poche devenu irremplaçable pour faire un cliché instantané, c'est un outil formidable.
Le meilleur Smartphone ne remplacera jamais, surtout en faible lumière, pour faire une bonne photo ou vidéo, un vrai appareil photo ou caméscope avec leurs objectifs à focale variable, infiniment supérieurs au minuscule bout de verre.

 


Les « bridge » qui satisfont tous les amateurs avertis qui ne recherchent pas la miniaturisation à tout prix, qui veulent faire les meilleures photos possibles en automatique, mais qui ne sont pas motivés pour le matériel plus lourd et onéreux des vrais photographes. Un bridge possède un objectif zoom souvent non démontable, à grande plage.
Il permet à l’amateur d’obtenir une qualité très satisfaisante pour les tirages papiers des albums photos familiales.
Un bon bridge coûte environ un tiers de mois de SMIG, soit moins d'une minute du salaire d'un footballeur inculte.
Les objectifs sont bien plus généreux que ceux des smartphones, ce qui explique les biens meilleurs résultats, et ils bénéficient évidemment des progrès constants des capteurs.

Mon jugement a évolué récemment !
Jusqu'en 2016, j’ai toujours trainé mon beau reflex en navigation et voyages, il est excellent mais lourd, peu discret et gros…
J’ai changé de stratégie, je ne prends plus qu’un très bon petit appareil haut de gamme en voyage car pour la photo souvenir tout-venant il suffit largement.
Je ne conserve mon reflex que pour le studio et la photo technique, il est irremplaçable pour rechercher une grande qualité.

 


Les reflex milieux de gamme, pour des amateurs exigeants qui veulent des images plus soignées qu’avec un bridge.
Tous les reflex sont à objectifs interchangeables, les gammes de boîtiers et d’objectifs sont très riches.
Ces matériels sont toujours très supérieurs aux possibilités du photographe amateur, cela crée une frustration en examinant ses photos, car l’on prend conscience que l’on n’a pas été assez bon en appuyant sur le déclencheur.
Avec de bons objectifs, le prix d'un reflex moyen est de plusieurs fois celui d’un bon bridge.

 


Les reflex haut de gamme, réservés à des photographes très avertis, pour lesquels le prix et le poids ne sont pas des critères limitatifs. Ce sont des merveilles de technologie dont peu de photographes professionnels maîtriseront les complexes menus pour en exploiter les performances exceptionnelles.
Les objectifs pour ces séries professionnelles sont à des prix justifiés par le haut niveau de qualité.
Canon et Nikon se partagent le haut de gamme, alternativement chaque nouveau modèle de boîtier et d'objectif de l'un est encore meilleur que celui de son concurrent.

Cette page ne parlera pas de ces merveilles car elle est plutôt orientée vers les appareils moyens.

 

Reflex ou " bridge " ?

La visée reflex est un critère majeur pour un photographe, mais c’est un luxe qui se paye cher.

Sur un « bridge », la visée dans l'écran LCD permet de compenser l'erreur de parallaxe, mais la mise au point manuelle soignée est impossible comme avec un reflex à dépoli et micro prismes. Il faut se contenter de l'automatisme ou régler une distance estimée. C'est frustrant pour un photographe soigneux. Les viseurs optiques disparaissent aussi au profit du seul médiocre viseur LCD, invisible au soleil, avec parfois un autre petit écran pour visée à l’oeilleton.

Le reflex avec de beaux objectifs lumineux et interchangeables, à grand capteur profond, successeurs des anciens boîtiers argentiques représentera toujours le haut de gamme des photoscopes.
Si vous n'êtes pas un vrai passionné de photo, prêt à y investir beaucoup de temps et d'argent, il est inutile de se lancer dans un reflex lourd et cher. Pour des photos occasionnelles, de famille et de  vacances, vues sur ordinateur et tirées en 10 x 15, un bridge vous donnera de meilleurs résultats en automatique, car un reflex aux multiples réglages est difficile à exploiter.
Tout est paramétrable, les possibilités sont immenses, mais les risques de fausse manipulation aussi...

 

La mémoire

Les mémoires évoluent extrêmement vite, les capacités explosent, les formats reconnus sont un critère important pour le choix du futur photoscope.
Une page évoque la jungle des formats : Mémoires pour photoscopes et pocket PC

 CF 2  Smartmedia xd xd

Le transfert des mémoires vers le PC

Les liaisons série sont heureusement d’un passé révolu, avant 2000, les transferts en RS232 étaient un enfer. Avec les grosses mémoires, seul l'USB est acceptable, il faut privilégier l’USB 3 beaucoup plus rapide.

Le voyageur vorace, qui photographie loin de son PC utiliserait autrefois des "vide mémoires", petits dispositifs autonomes avec un disque de portable de quelques dizaines de Go. Aujourd’hui, c’est totalement dépassé au vu des capacités formidables des versions miniatures des SD à prix dérisoires.

Le nombre de pixels et la profondeur de numérisation

Ce sont des notions beaucoup moins simples qu'il n'y paraît, la simple lecture de la fiche résumée ne donne pas toutes les informations !
Il faut consacrer beaucoup d'attention à ce composant, c'est le coeur du photoscope.
Vous comprendrez la différence entre un bridge à petit CCD et un reflex à CCD 6 fois plus grand…

Voir les détails dans la note sur les CCD

 Capteur CCD

La vraie résolution

La vraie résolution dépend évidemment du CCD (taille et qualité), mais aussi de la qualité de l'optique associée ! Il y a une grande différence entre des appareils de résolution identiques mais de tailles de ccd différentes.
Les grands CCD associés à des optiques de grand diamètre sont évidemment très supérieurs aux petits avec des objectifs ridicules.
Le logiciel intervient aussi, les appareils de même génération équipés de ccd et d'objectifs identiques, mais de constructeurs différents, montrent des écarts sensibles.
Pour compliquer les choses, les fabricants n'ont pas la même approche, certains utilisent une résolution variable, plus dense au centre, d'autres extrapolent les données des CCD pour multiplier artificiellement les pixels. Parler de pixels interpolés est se moquer du consommateur...

La résolution commerciale annoncée n’a pas de rapport avec la qualité de l’image espérée !

L'optique

Avec les premiers prix numériques, la qualité optique n’a aucune importance, l’ambition n’étant pas de faire des photos piquées.
Avec des CCD de grande taille à haute résolution, la qualité de l'optique joue un rôle majeur. Les critères sont multiples :
Piqué
Défauts d'astigmatisme
Aberrations chromatiques.
Ouverture (grande lentille frontale, plus de lumière, gain en plage de diaphragmes et vitesse)
Facteur de Zoom, étant bien entendu que plus un zoom a une grande plage plus les défauts seront grands aux focales extrêmes (pour une gamme de prix donnée).
Au début du numérique, tous les zooms étaient électriques, heureusement la bague de réglage manuelle revient sur les bons appareils, comme en argentique, c’est plus rapide, silencieux, économique (en termes d'énergie), et repérable au toucher et par lecture dans le viseur.
Il ne faut pas rêver, les zooms sont d'autant plus mauvais que le "range" est grand. Si l'écart entre la courte focale et la longue dépasse quatre, il sera obligatoirement médiocre en haut et en bas, et ce d'autant plus que l'écart sera grand, même si vous l'avez payé plus de mille Euros. Si vous êtes très exigeant, utilisez des focales fixes, il existe des optiques fabuleuses moins chères que des zooms médiocres.

Les optiques des bons numériques reflex actuels sont de qualité supérieure à celle des meilleurs anciens argentiques. Ne pensez pas récupérer vos anciens objectifs que vous avez payé des fortunes du temps de l'argentique, les progrès ont été énormes, ils n'ont de valeur que sentimentale et non marchande.

Dégradation des objectifs

Sur un bateau, particulièrement sous les tropiques, le matériel souffre beaucoup avec les embruns salés et les chaleurs extrêmes. Les lentilles sont collées et montées sur bagues métalliques avec des coefficients de dilatation très différents. Les lentilles bougent et se décollent, humidité, oxydation, moisissures et bactéries provoquent des tâches et dégradations des optiques.
Les objectifs motorisés se bloquent à cause du sel et de l’oxydation des moteurs et de la micromécanique.
Le soin avec lequel sera traité le matériel intervient beaucoup, mais il y a aussi une disparité de qualités dans la construction des objectifs.
Certains photoscopes et caméras vidéo résistent assez bien, mais après deux saisons de navigation sous les tropiques, il y aura souvent un problème d’objectif.
La garantie ne jouera pas, et sauf avec les reflex à optiques interchangeables, c’est irréparable, la majorité des matériels partira au recyclage.
Pour faire durer plus longtemps le matériel en navigation, il faut le ranger dans un sac ou boîte étanche avec du déssicant dès qu’il n’est plus utilisé.

 

Petits ou gros capteurs

Nous avons déjà évoqué le fait trivial que les hauts de gammes avec de grands capteurs et de gros objectifs de la classe des 24*36, seront considérablement meilleurs que les petits, pour un nombre de pixels identiques. Ce sont de vrais reflex, bien plus chers que les gammes moyennes, plus lourds, mais la qualité augmente d'un facteur considérable.

Les focales sont données en équivalents 35 mm, les capteurs ccd étant très petits, voir page ccd
Exemple Olympus C4040 : 7.1 - 21.3 mm, équivalent à un 35 - 105 mm en 35mm. Vous retrouverez l'explication de ce rapport de 5 dans la page les CCD.

  Le diaphragme

L'ouverture du diaphragme est le rapport entre son diamètre et la focale de l'objectif. Plus l'ouverture maximale est grande (petit chiffre), plus l'objectif sera lumineux. Il faut bien comprendre qu'il s'agit de la focale vraie, pas celle équivalente au 24*36, donc la taille du CCD intervient directement !

f/# = distance focale / diamètre objectif

Exemple : Le fabricant d'un zoom 3X indique f/2.5 f/4.5, il faut comprendre, la petite valeur f/2.5 correspond au grand angle (focale courte 35 mm équivalent 24*36 ), la grande f/4.5 au téléobjectif (focale longue, équivalent 105 mm). Le rapport des ouvertures 4.5/2.5 = 1.8 ne correspond pas au rapport 3 des focales car en mode téléobjectif le faisceau d'entrée est étroit et ne couvre pas toute la lentille frontale.
Tous les zooms d'entrée de gamme ont le même défaut, les lentilles frontales sont trop petites, ils sont trop peu lumineux pour les nouveaux capteurs. La sensibilité des capteurs est de l'ordre de celle des films classiques de 100 ASA, mais la surface du capteur est bien plus petite qu'un 24*36. Il faudra donc travailler trop ouvert, au détriment du piqué est de la profondeur de champ. La plage de réglage d'ouverture est souvent trop réduite, et la valeur n'est pas visible dans le viseur.

Attention les valeurs sont en progression racine de 2, cela signifie que d'une valeur à l'autre, la quantité de lumière varie d'un facteur 2, c'est énorme ! (Rappel : la surface du cercle est proportionnelle au carré du diamètre). Faites bien la différence entre un f/2 et un f/2.8 qui est deux fois moins bon en profondeur de champ, en piqué, en vitesse, …

Ouverture
22
16
11
8
5.6
4
2.8
2
1.4
1
Vitesse en extérieur
1/30
1/60
1/125
1/250
1/1000
1/2000
1/4000
1/8000
1/16000
1/32000
Vitesse en intérieur
2 sec
1 sec
1 sec
1/2
1/4
1/8
1/15
1/30
1/60
1/125

Pour bien enfoncer le clou, regardez sur les lignes suivantes la vitesse en fractions de seconde correspondant à l'ouverture pour une scène identique.
Ligne 2, scène d'extérieur très lumineuse, ligne 3, scène intérieure, spectaculaire non ?

Attention aux zooms à grands rapports de focales, un 3X de milieu de gamme aura une ouverture acceptable, mais pour un 6X ou plus il faudra mettre le prix pour récupérer un peu de lumière. Un 6 ou 10X bas de gamme (il y en a aussi de marques célèbres) sera peu lumineux et très médiocre.

Les temps entre photos et en rafale

Il faut vérifier en résolution maximale les temps minium entre clichés.
Certains appareils ont une " disponibilité inter images réelle " longue, c’est un handicap majeur, d'autres ont un mode rafale de plusieurs images par seconde, cela fait une différence considérable à l'usage ! Ce délai est commun à tous les photoscopes, et à des causes diverses :
Il y a la désérialisation des données depuis le ccd vers le tampon, puis la phase de compression des datas par le processeur spécialisé, c'est presque un facteur 10, puis l'écriture et la vérification de la mémoire. Il est possible de réduire un peu ce délai en utilisant des mémoires et des bus plus rapides et augmentant les tampons mémoires rapides (donc le prix).

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Le retard au déclenchement (shuter lag)

Ce n'est pas la même chose que le précédent. C'est le retard entre l'appui sur le déclencheur et la prise de la première photo, lié en particulier à la motorisation de mise au point. Il est de quelques secondes sur les mauvais et peut être particulièrement gênant pour des instantanés. J'ai fait souvent des photos de dauphins sautant devant l'étrave sous voiles, avec mon superbe boîtier analogique j'en réussissais une majorité, en numérique avec mes premiers bridges, je n'avais que des photos de mer vides…
Si vous photographiez un enfant sur un manège, avec certains appareils, visez quand il passe, vous l'aurez au tour suivant...
Sur les reflex de qualité, les temps de latence sont totalement négligeables et la réponse plus rapide qu’en argentique avec des vitesses considérables en rafales.
Pour les bridges ou pire encore les compacts, ces délais sont très pénalisants.

Mesure de ces temps entre photos et du shutter lag

Cela se fait très simplement et précisément en photographiant en mode mise au point manuelle un chronomètre à aiguille (il faut voir les dixièmes) puis en lisant les nombreux clichés.
Il faut faire de nombreuses séries pour s’assurer de résultats cohérents.
Un exemple est donné en fonction de la vitesse des cartes mémoires en page  : Mémoires pour photoscopes et smartphones

La vitesse d'obturation

Elle dépend de la sensibilité du CCD et de l'objectif. Les bons appareils ont des CCD de sensibilité équivalente aux anciens films 24*36, les vitesses d'obturation sont du même ordre que celles des reflex argentiques, mais les hauts de gamme ont des sensibilités hallucinantes pour un bruit très acceptable, permettant des clichés miraculeux en très faible lumière.
Une vitesse maximale rapide est un critère de qualité, cela varie du pire à 1/600 seconde au meilleur, à 1/10000 seconde.

L'alimentation

En des temps anciens, j’avais toujours privilégié dans tous mes anciens matériels les 4 accus NiMh R6 (= AA size). Ils sont très économiques à un euro l’unité, leur capacité est de l'ordre de 2000 mAh quand ils sont neufs, mais ils se dégradent très vite. Ils sont très répandus mais leur tension décroit très vite et leur autonomie est largement inférieure à de bonnes piles alcalines. Il faut en avoir un stock d'avance avec des piles en secours.

Les R6 NiMh ont disparu sur les matériels actuels, au profit des blocs Lithium-ion qui ont une capacité plus grande, sont plus stables en tension, mais sont propriétaires, plus chers et introuvables en voyage.
Ils se vendent en marque propriétaire, mais il existe des secondes sources qui en offrent des blocs compatibles au quart du prix, il devient alors simple d’en avoir quelques uns d’avance (voir liens). La compatibilité des secondes sources d'entrée de gamme n'est que partielle, les boîtiers fonctionnent, mais ne reconnaissent pas les caractéristiques (numéros, facteur d'utilisation...). Le chargeur d'origine les refuse, il faut prendre celui spécifique à l'accumulateur contrefait.
Les secondes sources contrefaites sont souvent décevantes, sans rapport avec ce qui est marqué sur l’étiquette.

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Le poids et l'encombrement

Voir premier critère, reflex ou non ! Manipulez longuement l'appareil avec son objectif pour être certain qu'il vous convient avant de l'acheter. Les magnifiques gros boîtiers haut de gamme sont un régal en studio mais sont une " enclume " et peu discrets pour le voyage ! De plus il faut avoir un bon niveau en photographie pour les exploiter. Il faut évidemment faire des sacrifices de qualité si l'on veut garder le photoscope dans la poche. Les petits appareils sont très tentants, leurs possibilités sont réduites avec leur optique forcément médiocre, mais ils suffisent souvent.

Le flash

Interne, il ne permet évidemment jamais le mode rafale. Pour du portrait et du studio, le mode rafale est très pratique, mais il faut un gros flash externe (qui synchronise des esclaves). Vérifiez si l'appareil possède une prise de synchro externe. Un flash cobra offre de bien meilleures possibilités que celui de base et améliore les yeux rouges, mais l'éclairage est un art.
Le support de flash externe, " Hot shoe " pour les anglicistes, est le sabot support de flash externe. La synchro dans le support est souvent spécifique, il faut absolument une prise synchro standard, pour raccorder les flashes de studios ou décalés (par câble, infra-rouge ou radio).

Le mode rafale et la compensation des pré éclairs est possible avec les bons matériels de synchronisation et les matériels de studio. Les flashes de studio fournissent une synchro pour les esclaves.

Les objectifs interchangeables

Voir premier critère, reflex ou non !
L’utilisation d’un excellent zoom avec un boîtier reflex haut de gamme est évidemment un plaisir considérable, mais qui se paye très cher. Regardez les merveilles dont disposent les paparazzis, elles valent le prix d’une petite voiture…
De plus, sur le terrain ou sur le bateau, un échange d'objectif est toujours risqué en extérieur et le CCD ne supporte pas la poussière et est très délicat à nettoyer.
Le changement d'objectif n'est donc pas à considérer dans la gamme moyenne.

La concurrence féroce annonce des facteurs de zoom fixes de plus en plus très élevés, mais attention à l'ouverture. Sony avait tenté le premier un 5 x, mais c’était une fabrication asiatique très médiocre bien que marquée Zeiss (sigle autrefois prestigieux revendu et bafoué).
Des 7 à 10 X et plus sont maintenant proposés, mais il faut évidemment accepter des pertes de qualité importantes en focales extrêmes.
Malgré le savoir faire des excellents opticiens, il ne peut exister de zoom de qualité d'un rapport supérieur à quatre. Pour la photo tout venant sans exigence, un zoom de rapport élevé est agréable.
La multiplication marketing par le « facteur de zoom numérique » est une tromperie issue de l’inflation délirante des caméscopes, pour lesquels il est évidemment plus facile de réaliser d'énormes grandissements, à cause du petit diamètre des lentilles et de la faible résolution exigée.

L'autofocus

La vitesse de mise au point et très différente suivant les modèles. En basse lumière et à faible contraste le système est inopérant. La mise au point infra-rouge prend le relais sur les certains modèles seulement. Ce n'est pas une panacée, le résultat dépend de la surface visée, les résultats sont souvent imprévisibles. Pour éviter les mauvaises surprises, il faudra passer en manuel dans les cas fréquents d'autofocus inopérant.
Les bas de gamme n’ont pour objectif qu'un bout de plastique ou verre calé sur l'hyperfocale...

La mise au point manuelle

Elle existe sur les bons appareils, mais elle est parfois inutilisable si la distance n'est pas affichée et la course très courte.
On ne peut pas voir la mise au point sur le lcd, ce n'est qu'un argument publicitaire. Nous sommes très loin de la qualité des anciens argentiques, avec mise au point TTL sur micro prisme et la superbe bague graduée. Tous les numériques posent des problèmes de mise au point automatique en conditions médiocres, de nombreuses photos seront floues.
Si vous êtes expérimentés, utilisez le mode manuel en ayant en tête les tableaux de profondeur de champ pour un diaphragme donné.

Pour comprendre pourquoi vos photos sont floues, vous pouvez lire à posteriori les informations codées dans l'en-tête de la photo.
voir explications Exif page Casio .

Le mode macro

Il varie suivant les modèles de 3 cm à 60 cm, à vérifier si vous photographiez les petits objets. La mise au point en macro est très difficile car la profondeur de champ est extrêmement réduite. Faites une série en déplaçant très doucement l'appareil, vous choisirez la moins floue. Il faut soigner l'éclairage. Un affichage de la distance en clair est très utile. Pour faire mes tests, j'ai massacré un ancien agrandisseur pour adapter sur la rampe réglable une équerre support.
Si cela est possible, éclairer abondamment la minuscule scène pour fermer le diaphragme et gagner en profondeur de champ.

Les gadgets utiles

Le retardateur et la télécommande sont des accessoires très pratiques. Si vous faites de la photo technique et scientifique, regardez les possibilités très intéressantes des nouveaux matériels, tout peut se commander depuis un PC (avec retour vidéo de la visée), un automate, un smartphone via le port USB.
Le magnétophone (fonction très basique) permet de prendre ussi des notes vocales.

Les gadgets secondaires

Les fonctions mineures, entrée GPS, noir et blanc, sépia, DPOF (direct print of files), Wi-Fi, carte Sim, Pacman, percolateur, distributeur de préservatifs et autres, ne sont que des gadgets. Ce n'est pas une clef de choix primaire.
Le GPS, incorporé ou via son smartphone permet de géotaguer les photos, ce qui est très pratique en voyage mais consomme beaucoup de batterie.

Le prix

Quand on aime, on ne compte pas... Mais je parlerai surtout de la gamme grand public et amateur averti. Les appareils 10 fois plus chers ne sont jamais 10 fois meilleurs, l'écart de prix est énorme comparé aux gains en résultats. Il ne peut pas y avoir aucun critère de comparaison dans des gammes de prix très différentes, en voile nous avons le rating qui permet de faire régater et classer gros et petits bateaux, mais rien d'équivalent en photo.


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Photo numérique et argentique numérisée

 

Nous envisageons le point de vue informatique qui consiste tout d'abord à obtenir une image numérique dans la mémoire de son PC, restera ensuite à savoir ce que nous allons en faire.

Récupérer ses vieilles archives

Récupérer une ancienne photo en 24*26 argentique et numériser le film ou le tirage papier avec un scanner grand public.
Les diapositives sont maintenant abandonnées par les amateurs. Plus personne n'a envie de ressortir son vieux projecteur de diapositives.
Il subsiste un marché de niche en photo professionnelle, car elles sont pratiques quand il faut retrouver visuellement une photo parmi des dizaines de milliers d'une collection dans des albums et sur table négatoscope.
Il faut prendre en compte les supports anciens qui ne sont plus utilisés par les amateurs, les diapositives, les négatifs, les films et les tirages papier, car nous disposons tous d’archives familiales qu’il faut arriver à mettre sur des supports modernes.

Numérisation des diapositives
Au vu de la progression des capteurs de scanners A4, qui ont depuis longtemps dépassé les 24 bits, nous suivons avec impatience et admiration les progrès des CCD, pour des photoscopes toujours meilleurs, il n'y a aucune limite.
Comparons la même photo obtenue avec un numérique et la numérisation d'un tirage argentique 9*13.
Avant compression :
Un numérique de 2 Mpixels en 8*3 bits, donne un fichier de 6 Moctets.
Un numérique de 6 Mpixels en 16*3 bits, donner un fichier brut de 36 Moctets qui se comprimerait sans aucune altération perceptible autour de 4 Mo.

Numérisation d'un tirage papier 9*13 sur un bon scanner : En 1200 Dot per inch réels soit 1200/2.56, environ 500 points par centimètre linéaire,
l'image obtenue aura donc 9*13*500² = 30 MégaPixels.
Avec une résolution de 36 bits, cela fait donc une image de 120 Mégaoctets, impressionnant non ? Les très bons numériseurs de négatifs donnent des résultats du même ordre (mais le grain de la gélatine est encore plus fin...).
Il est évident qu'il faudra beaucoup comprimer ces monstrueux fichiers, mais cela se fait maintenant très efficacement avec des dégradations peu perceptibles.

Le transfert sur le PC des photos de son appareil numérique (autrement dit un photoscope) est évidemment la solution, par USB, Wi-Fi, ou transfert par la carte mémoire.

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Comparaison des résolutions

Un négatif 24*36 a une résolution de plusieurs centaines de paires au millimètre. Pour comparer avec un capteur CCD, il faut deux pixels par paire de traits, l'équivalence de 300 pixels par mm. Dans l'absolu, le capteur CCD équivalent devrait donc avoir une équivalence de 36*300 sur 24*300 soit environ 10000*7500 pixels, soit 75 Mpixels théoriques pour égaler un argentique 24*36 parfait. Je ne parlerai même pas des grands formats !
En 2002 la résolution était à 5 Mp, en 2004 à 8 Mp, en 2006 à 10 Mp, la progression est constante.
Cela peut sembler très faible par rapport au chiffre précédemment annoncé, mais il n’en est rien, les résolutions disponibles sont surabondantes pour la photographie d’amateur, la faiblesse du numérique pour de la photographie professionnelle est que la profondeur de digitalisation (nombre de bits pour un pixel) reste encore un peu faible.

Taille nécessaire des images familiales, tirages pour album 11*15 (format A6)

Considérons l’utilisation faite par la très grande majorité des photographes amateurs, intéressés par la photo familiale et qui font tirer en format A6 (10 ou 11 *15 cm) pour l’album familial. Ils ont acheté un numérique compact ou un bridge pour remplacer leur ancien Instamatic argentique. Ils utilisent le PC pour trier les photos mais pratiquent peu la retouche et les recadrages. Cela constitue les 95 % du marché grand public.
Tous les testeurs admettent qu’une photographie A6 ( un quart de feuille A4) examinée à distance normale, bras tendu, nécessite une résolution de 150 Dpi.
Une résolution plus faible montrera des marches d’escaliers, une résolution supérieure ne montrera pas d’amélioration visible.

Il est évident que cela ne vaut que pour le petit tirage d’un album, il ne s’agit pas de photographier des mires de résolution au banc optique et d’examiner les tirages grands formats à la loupe. Nous parlons de photos familiales types, dont la plupart seront mal cadrées, bougées et mal éclairées, mais qui feront l’admiration d’un public peu exigeant.

Il est très facile de calculer la résolution nécessaire :
Une image d’environ 10*15 cm correspond à 4*6 pouces, la surface est donc de 4*6 = 24 pouces carrés.
Une résolution de 150 Dpi (dots per inch, correspond à 150 points par pouce linéaire donc 150*150 = 22500 points par pouce carré.
Pour notre tirage A6, nous aurons donc besoin de 22500* 24, soit environ 500 kPixels.
Une image d’un demi méga pixel suffit donc pour ce tirage A6 soit environ une taille de 800*600, cela laisse rêveur…
Le plus mauvais des téléphones a une résolution (sinon un piqué) suffisant.

Il est bon de se donner une petite marge s’il faut recadrer et retoucher un minimum, un capteur de un ou deux Mp donnera un petit tirage acceptable pour l’amateur.
L’inflation de taille ne sera pas visible dans la majorité des cas.

Il est absolument évident qu’un très bon photographe armé d’un appareil banal de 2 Mpixels obtiendra de bien meilleurs clichés qu’un amateur médiocre équipé du dernier matériel professionnel de plus de 20 Mpixels et des dizaines de fois plus cher.
Apprenez la photographie si vous achetez un appareil haut de gamme, vous serez ridicules si vous ne produisez que des clichés médiocres avec un matériel qui dépasse trop vos possibilités techniques.

Taille nécessaire des agrandissements A4

En A4, une taille de 5 MégaPixels suffirait, mais au moins en 10*3 bits si l'on veut s'approcher de la qualité de l'argentique et ne pas voir des dégradés en marches d’escalier.
C'est maintenant disponible.voir page ccd

Remarques sur les formats ISO


Il est très facile de retrouver une taille connaissant une référence ISO

La longueur est le produit de la largeur par la racine carrée de 2 (=1.414)
Exemple pour A4 : 210 * 1.144 = 297 (arrondi au millimètre)

Tout le monde a en tête le format courant A4 = 21 * 29,7 cm

Pour passer au format supérieur (chiffre décroissant) :
La largeur dévient la longueur du précédent.
La longueur devient le double de la largeur du précédent.

Et réciproquement

D'un format à l'autre la surface double : Deux A4  = Une A3

Formats A

A0

841 x 1189

A1

594 x 841

A2

420 x 594

A3

297 x 420

A4

210 x 297

A5

148 x 210

A6

105 x 148

A7

74 x 105

A8

52 x 74

A9

37 x 52

A10

26 x 37

Rappel des formats ISO

Résumé des résolutions amateurs

Il est préférable de partir d'une image brute de profondeur maximale (plus que 10*3 bits), mais pour un usage amateur courant, qui ne consiste pas à photographier des mires et les examiner au microscope, l'image finale dégradée en jpg (8*3 bits) suffit.
En résumé, il est admis que pour un tirage papier : 

  En A6, une taille de 1 MégaPixels suffit
(quatre 11*15 sur une feuille A4) .

En A4, une taille de 5 MégaPixels suffit

 

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Remarques :
Les traitements des photos numériques se font au travers de logiciels spécialisés, les leaders sous Windows étant Photoshop et The Gimp (pour les spécialistes), mais il y en a beaucoup d'autres. Attention au piège dans lequel tombent tous les débutants, réglez toujours la compression JPEG à zéro, sinon à chaque sauvetage de l'image elle va se réduire...
Voir dans les liens numériques

Le format JPEG donne des résultats très intéressants en compression, une réduction de taille de l'image par un facteur 10 ne dégradant pas trop l'image non agrandie, mais la profondeur de numérisation réduite à 8 bits et le traitement a posteriori quasiment impossible. Le format JPEG 2000 donne des résultats stupéfiants en utilisant la méthode des ondelettes. Une compression au facteur 200 n'amène qu'une très faible dégradation de l'original. Il est regrettable que ce format remarquable, disponible depuis 2000, n'ait pas encore remplacé les jpg ou PNG classiques.


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L'intérêt du numérique

Il pourrait sembler évident, depuis le début que j'essaye de vous convaincre que l’argentique c’était le bon temps, vive l'éclairage à la lampe à pétrole, et que le numérique est un progrès diabolique qui nous dégrade la météo, c'était mieux avant.
Il n'en est rien, cela n'est pas du tout mon avis. L'analogique est un glorieux ancêtre défunt, le numérique représente le présent et le futur. Nous sommes dans l'explosion du numérique !

Avantage 1: Multiplicité

La possibilité de faire d'innombrables photos à coût nul (hormis l'investissement initial très lourd et l'obsolescence rapide), permet de tester toutes les combinaisons de réglages, d'éclairage et de cadrage. Pour un simple portrait, prenez des dizaines de clichés en changeant doucement les multiples paramètres, il y en aura un de bon. Ces essais étaient impossibles en argentique.
J’ai appris la photo de studio avec un remarquable technicien et artiste qui préparaît avec une grande rigueur ses séances de photos de nus en soignant l'éclairage et ne prenait que très peu de clichés, mais ils étaient tous réussis…
N’ayant pas ce talent, je continue donc à mitrailler en espérant que la providence me fera réussir un bon cliché de temps en temps.

 

Avantage 2 : Confidentialité

L'indépendance absolue ! Il est en effet très risqué de confier ses photos intimes de nus (ou plus si affinités…) au photographe, un des moindres risques étant de retrouver sur la place publique ses œuvres détournées par un laborantin indélicat, ou de voir débarquer la police (malgré l'automatisme des machines, les clichés sont visionnés).
Nous sommes en pleine crise paranoïaque, soyez très prudent et ne donnez à tirer que des documents absolument anodins. Vu l’évolution délirante des esprits, évitez lors d’un voyage à Bruxelles de photographier le " Manneken Pis ", cela pourrait vous conduire en prison, mais rassurez vous, une commission européenne étudie depuis des années la future normalisation des slips en bronze, document indispensable pour enfin pouvoir équiper l'indécente statuette.

 

Avantage 3 : Rapidité

La rapidité de la disponibilité de son œuvre et l'agrément de la manipuler a posteriori, d'imprimer et de trier, simplement assis devant son PC.
Voir le chapitre suivant sur le tirage papier.

 

Avantage 4 : Non dégradabilité ( sous réserve...)

Une image numérique peut être stockée sans dégradation dans le temps, recopiée facilement et partageable sans limite.
Il faut toutefois penser à recopier ses archives de temps en temps avec les matériels et formats du moment, les cd et dvd gravés à domicile n’ont que moins de dix ans de probabilité de vie.
Les parchemins ont duré des millénaires, mais tout s’accélère, l’éternité se réduit maintenant à 10 ans.


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Les inconvénients du numérique

Un numérique présentait divers inconvénients, mais tous sont en voie d'amélioration.

 

Inconvénient 1 : Prix (plus maintenant)

Un prix de lancement était élevé comparé à celui d'un excellent argentique d’autrefois, mais la baisse des prix et l’augmentation de qualité sont permanentes.
Le problème éternel sera que ces matériels auront toujours une durée de vie courte et se périmeront très vite.
Un boîtier argentique se conservait plus de dix ans, un numérique sera très vite périmé, c’est encore plus vrai pour les smartphones.

 

Inconvénient 2 : Qualité (plus maintenant)

La qualité en évolution constante. La qualité des matériels actuels est largement surabondante pour les applications informatiques et la photo courante d’amateur, et maintenant de vrais agrandissements sont possibles.

 

  Inconvénient 3 : dégradation (rare)

Les pixels morts. Ils sont de deux types, et ils apparaissent souvent après un choc ou le redoutable et impardonnable oubli derrière la vitre d'une voiture au soleil ou le hublot sous les tropiques.
Quand l'afficheur LCD perd quelques pixels, c'est désagréable mais sans gravité et peu visible, mais à la revente c'est une sous-value.
Quand c'est le capteur qui perd des photosites, c'est catastrophique. Sur les bords, il est toujours possible de recadrer et réduire ses images, au centre l'appareil est perdu. Vous n'allez pas retoucher toutes vos images à la main à posteriori ! Hors garantie, le retour SAV est souvent sans intérêt, le devis sera de l'ordre d'un achat neuf. La valeur de revente est nulle, il ne reste que la mise à la décharge.

 

  Inconvénient 4 : Les traces sur les capteurs des reflex

Malgré les précautions prises lors des changements d’objectifs de la poussière rentre dans le boîtier. De plus en zoomant c’est un piston qui se déplace pompant l’air dans le boîtier. Il s’y ajoute des projections de graisse interne.
Ces multiples causes provoquent des taches sur le capteur, ce qui n’existait pas avec l’argentique (sauf rayures), var la surface sensible était renouvelée à chaque cliché.
Quand les taches deviennent gênantes, il faut nettoyer le capteur.
Cette opération n’est pas à prendre à la légère, malgré toutes les combines et astuces que l’on trouve sur le Net, le résultat de vos efforts peut être pire qu’avant.
On déplace ou étire les taches on crée de nombreux défauts.
Les kits pour amateurs sont chers pour un résultat très incertain !
Je préfère confier mes boîtiers au SAV officiel, c’est cher mais moins risqué…
Toutefois lors de la dernière intervention bâclée, j’ai été très déçu du résultat, il y avait une autre tâche, il est reparti aussitôt en SAV, la deuxième foi c’était bon.
Faite des clichés tests soignés avant et après nettoyage…


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Le numérique et la voile

Un bon appareil numérique est agréable en croisière, et comme partout il a remplacé l’argentique. Il y a de nombreuses photos à faire en navigation, sans avoir à se limiter. Par mauvais temps, les clichés spectaculaires sont nombreux, mais le risque d'abîmer le bel appareil est grand.
Les bridges étanches ou les petits caissons sont maintenant abordables, ils sont parfaits en navigation humide.
Le numérique s’impose en photo sous-marine. Il faut éviter les gadgets risqués et prendre un caisson réputé. L'ensemble caisson de qualité + photoscope est très onéreux et la sensibilité à l'humidité est grande, il faut bien soigner les joints.


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Briser la limite mémoire

Vide-mémoires autonomes

Le DigitalWallet et les autres dispositifs périmés à petits disques sont traités en page : Mémoires pour photoscopes et smartphones
Le marché des mémoires évolue plus vite que celui des photoscopes. Les mémoires du début étaient petites et chères, maintenant elles sont de capacités énormes à faible coût. Le problème de sauvegarde des photos en voyage ne se pose absolument plus maintenant.

Le PC portable

En voyage, il est très utile d’amener son ordinateur portable ou ultraportable et transférer les photos au fur et à mesure. C'est très contraignant en milieu hostile, dans le désert, en montagne ou dans le mauvais temps sur le bateau, le matériel est très lourd et fragile. Une tablette ne peut absolument pas convenir !
En des temps préhistoriques, la raison principale était la petite taille des mémoires, maintenant c’est seulement car il est très difficile de devoir traiter au retour d’un long voyage des milliers d’images car les souvenirs s’entrechoquent. Le travail est bien meilleur en essayant de faire un pré traitement quotidien. 


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Un aparté hors sujet : Le stupide format argentique APS

Ce format issu d'une mauvaise concertation des fabricants de films argentiques juste avant le déclin fatal a été une absurdité. Le but était de faire renouveler l'immense parc des 24*36 en service, en créant un nouveau standard incompatible, tout comme les CD qui ont remplacé les vinyles. Ce format stupide s'est répandu chez le consommateur crédule qui ne comprend pas ce qu'il achète, grâce à une publicité habile, mensongère et matraqueuse. Le marché de la photographique grand public fait ses plus gros bénéfices sur les tirages de ce lamentable " Aborted Photographic System " et non " Advanced " comme il a été dit au début... L'idée en soi n'était pas mauvaise, mais la réalisation a été bâclée.

La réduction de format de 2/3 a été compensée par une augmentation de qualité des nouvelles émulsions, mais comme elles ont aussi immédiatement été adaptées au 24*36, il existera toujours un fossé.

Les formats gadgets dérivés (panoramique), obtenus seulement en masquant des bandes horizontales sur le film sont du vol manifeste, entraînant une forte dégradation de qualité à l'agrandissement.

Le confinement du négatif développé dans la cartouche et les planches contacts est la très bonne idée, c'est le vrai point positif, le film restant très protégé pour traitements futurs.

La diminution de taille de la cartouche est réelle mais sans grand intérêt.

La piste magnétique. C'est encore une excellente idée, mais elle n'a pas été exploitée car les constructeurs n'ont pas pu s'entendre. Il devait y avoir, pour chaque cliché, date et heure, (en réserve le point GPS ). Rien n'a été développé, l'intérêt est nul, cette piste est inutilisée (sauf pour les retirages).

Ce format APS stupide a été balayé comme tout l'argentique par la fulgurante prédominance du numérique.


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Le flash esclave farceur 

Les flashs esclaves associés aux photoscopes sont un vrai piège ! J'ai beaucoup utilisé les flashs esclaves, au début déclenchés par cellule, pour optimiser l'éclairage en photo analogique avec des résultats parfaits.
Lors de mes premiers essais en numérique, en prenant soin de désactiver la fonction " anti-yeux rouges " pour éliminer le pré-éclair, j'ai eu la surprise de n'obtenir que des images noires. Après réflexion, aidé par un photo-transistor branché sur l'oscilloscope à mémoire j'ai compris. Certains photoscopes envoient un ou plusieurs faibles pré éclairs pour régler l'exposition puis très vite le vrai pour la prise de vue. Cela n'est pas indiqué dans la documentation qui ne parle que des salves d'éclairs anti-yeux rouges ! L'esclave déclenche sur le premier, et au deuxième éclair la sous exposition est totale, l'esclave déchargé restant éteint.
En activant l'anti-yeux rouges sur certains appareils comme le Canon Powershot S10, l'intervalle de 60 ms étant trop long, tous les portraits ont les yeux fermés. L'utilisation d'un câble constructeur évite le problème, il ne tient pas compte des pré-éclairs.

Pour les bricoleurs pauvres :

Vous pouvez éclairer en portrait ou en nu (presque !) comme un professionnel pour un budget minimal en ajustant la balance des blancs.
Utilisez de simples lampadaires ou projecteurs (à leds sinon à iode) pour bien éclairer en indirect, le modèle fermera les pupilles et il n'y aura pas d'effet yeux rouges.
Utilisez des réflecteurs bricolés avec un écran de projection sur pied et des couvertures mylar argentées de survie (prix dérisoire).
Les bricoleurs demanderont au photographe local de vous garder les carcasses d'appareils jetables à flash (de plus en plus rares). Ils comportent une très bonne platine qui vous permet de faire une centaine d'éclairs avec une simple pile R6.
Synchronisez-les avec une cellule esclave, prix de revient de quelques euros.
Vous pouvez ainsi ajouter quatre ou cinq flashs et obtenir un vrai éclairage de professionnel pauvre !
Ces flashs de récupération, montés sur une plaquette plexiglas permettent aussi de réaliser de très bons flashs annulaires…

Vous trouverez sur eBay pour quelques dizaines d'euro de très intéressants synchronisateurs radio, un émetteur et quelques récepteurs pour synchroniser trois ou quatre flash esclaves et réaliser des éclairages de studios professionnels.


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  Tirage des images

Après avoir regardé sur écran, le problème est maintenant la reproduction papier des photos numériques issues du photoscope. Il faut comparer les deux méthodes :

La classique imprimante personnelle

Elle est toujours en progrès, mais les consommables sont et resteront toujours très chers. Les encres et papiers ne sont pas stables dans le temps et s'altèrent aux UV de la lumière du jour.
Cette méthode restera marginale, elle est inexploitable au-delà d'une dizaine de clichés normaux, sauf pour imprimer les photos trop privées pour être confiées à l'extérieur ou urgentes. Elle est irremplaçable pour cela, en ces années de paranoïa qui fait qu'une photo de votre bambin dans sa baignoire peut être jugée comme obscène par le labo et déclencher une enquête de police !
Il existe des imprimantes associés à des papiers et des encres de très bonne qualité mais les prix dont aussi "professionnels", loins des petits matériels de bureautique.

Le tirage par labo

C'est de loin la meilleure solution pour les photographies non critiques. Les tirages en masse sont envoyés aux laboratoires spécialisés par Internet.
Les tirages sont faits sur du bon papier photo, ils sont plus économiques et d’une qualité bien meilleure.
Je teste tous les laboratoires, prenant chaque fois la meilleure offre du moment.
Le prix du marché pour une photo 10*15 début 2002 était autour de 0.5 € ( avec le port, pour une centaine), il a diminué de moitié en 2004, maintenant la concurrence fait rage.

Le marché s'oriente vers un tirage 10*15 à moins de 0.10 € ce qui est très raisonnable pour le consommateur et moins cher et meilleur qu'avec une imprimante personnelle.


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  Conclusion rapide

Les appareils numériques ont balayé l'argentique en grand public à une vitesse stupéfiante, mais la vielle technologie restera encore quelque temps un petit marché de niche pour certains photographes exigeants qui cherchent à réaliser des agrandissements de très haute qualité en grands formats.

Petit historique de l'évolution de la situation

L'année 2000 a été très riche, c’était le début de l’explosion numérique, depuis l'évolution est constante.
Adaptation des capteurs 3 Mpixels entre février et juin 2000 chez tous les constructeurs en remplacement des 2 Mp, sur les milieux de gamme.
Nouveau chip set très performant (Texas) d'exploitation de cette masse de données qui fait sauter une génération aux électroniques d'avant 05/2000.
Apparition de mémoires décentes. En 06/00, il n'y avait que le Microdrive 340 Mo, en 11/00 le 1 GB.
Généralisation de vraies fonctions pour les photographes, diaphragme et vitesse avec automatismes débrayable (enfin !).
Diminution du retard au déclenchement (shuter lag) insupportable sur certains modèles.

L'évolution a étrangement stagné en début 2001 avec toujours 3 Mp, puis nouveaux petits pas avec l'introduction des 4 et 5 Mp en 2001.

En 2002, généralisation des 6 Mp.
En 2004, généralisation des 8 Mp.
Depuis 2008, tout continue à s'améliorer, baisse du bruit, plus de 10 bits de profondeur, plus de 10 Mp, moins cher, bref que du bonheur…

 

Le dilemme de l'achat

L'appareil parfait n'existera jamais. Pour un budget donné, il y a beaucoup de modèles très différents, chacun a des qualités, mais aucun ne les a toutes.
Le choix sera donc très subjectif suivant ses critères personnels.
Réfléchissez bien aux défauts qui vous paraissent les moins importants.
De nouvelles technologies arrivent tous les jours, mais n'attendez pas d'être mort pour acheter un photoscope, considérez cela comme du consommable.


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à vendre... Olympus IS 2000

© Christian Couderc 1999-2019     Toute reproduction interdite sans mon autorisation


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